
|
Au cours
des années 70, la chanson algérienne moderne d’expression kabyle,
sous l’impulsion d’artistes de talent, va sortir du ghetto dans
lequel elle se complaisait.
- 1974 : Momoh débarque d’Algérie avec des rêves plein la valise,
mais surtout une idée en tête : former un groupe et faire de la
musique.
- 1975 : L’idée du groupe prend forme et devient concrète à la fin 75
: il s’appellera Azenzar
- 1976 : Sortie d’un 45 tours.
- Les premiers concerts commencent qui vont s’étaler jusqu’à 1980.
Palais des glaces, la mutualité, théâtre Paul Eluard, palais des
arts, MJC diverses, clubs Léo Lagrange, TEP etc…
- 1981 : Bien qu’insuffisamment préparé pour le travail de studio,
Azenzar sort en un temps record et de manière presque artisanale, un
33 tours qui malgré quelques défauts d’ordre technique, est bien
accueilli par le public. Les textes sont pour un bon nombre d’entres
eux dus à Muhand U Yehia, célèbre poète kabyle.
- 1982 : Rencontres Méditerranéennes à Arles et Rome. Reprise par
l’Orchestre de la Télévision Algérienne de la chanson « Ammi »
- 1983 : Présentation du répertoire sur Radio France dans l’émission
«Musique traditionnelle». Tournée d’un mois au Danemark, concerts,
radios, télévisions. Palais de l’UNESCO pour un gala avec le Golden
Gate Quartet et Manu Dibango.
- 1984 : Passage à la télévision sur FR3. Faute d’une politique
dynamique de la part des producteurs et des éditeurs, malgré un
public nombreux composé autant d’immigrés que de nationaux,
insuffisamment soutenu, lassé de toujours fonctionner avec les
moyens du bord, et voyant sans cesse apparaître sur le marché toute
une flopé de pseudo-chanteurs dont la médiocrité évidente
appauvrissait considérablement la chanson kabyle, Azenzar décide
d’arrêter toute activité musicale le temps nécessaire. En réalité,
l’arrêt va durer 18 ans.
- 2001 : Poussé par besoin irrépressible de chanter, Azenzar reprend
sa guitare. Moderniste mais pas à tout prix, ouvert à toutes les
formes de musiques, s’inspirant des réalités politiques, sociales et
culturelles algériennes, il revient à la musique avec un objectif et
un engagement : sortir un album et participer, un tant soit peu, à
la revalorisation de la chanson kabyle, grâce à des mélodies que
l’on retient facilement et des textes finement ciselés de Muhand U
Yehia ainsi que du poète et écrivain Moh Cherbi, exprimant la
misère, l’oppression, la question identitaire et l’espoir. |