|
 |
Samira Brahmia, née
dans le Doubs mais élevée en d’Algérie. Dotée dès le berceau d’une
double culture, la jeune femme assume très bien ses origines et ses
acquis avec un naturel déconcertant. Ses chansons mêlent influences
pop rock (tendance Police ou Sheryl Crow), chaâbi, traditions
celtiques ou instruments du Grand Sud algérien. Ses mélodies
ciselées sont dominées par sa voix pure et claire et une capacité
étonnante à faire passer l’émotion. Il faut dire que la donzelle ne
triche pas. Elle n’est Pas là pour ça.
Rien ne la prédestinait vraiment à une carrière artistique. Sitôt
son bac en poche, elle entame l’Ecole Polytechnique (« Mais vite
fait, hein, précise-t-elle en souriant. J’ai très vite constaté que
ce n’était pas pour moi.. ») puis se rabat rapidement sur des études
de Sciences Eco. Tout en suivant son cursus universitaire, elle mène
la vie étudiante d’Alger et commence jouer de la guitare et à écrire
des mélodies. Voilà qui lui convient nettement mieux que les
statistiques ou les relations entre marchés financiers et
défiscalisation. Elle troque rapidement la macro contre le micro, et
devient choriste au sein d’« Index », LE groupe de rock du moment.
Peu à peu, Samira commence à écrire ses propres textes , elle se
lance. Le coup de pouce viendra d’un réalisateur algérien plein de
promesses, Merzak Alouache (qui depuis a signé le célèbre « Chouchou
» avec Gad Elmaleh) à l’époque où il prépare un film intitulé « l'
autre monde ». « Le tournage se déroulait en plein Sahara à Timimoun,
raconte Samira. C’était magique, là-bas les gens ont un autre
rapport au temps. Je me souviens d’une vieille femme habillée en
bleu qui marchait dans la rue et s’est mise à contempler le ciel.
Doucement, je me suis assise à ses cotés et nous sommes restées là,
sans échanger un mot pendant plus d’une heure. Il émanait une telle
sérénité de cette femme et de ce moment que je ne pouvais plus
bouger tant j’étais bien. Au bout d’une heure (au moins) elle s’est
levée m’a dit au-revoir. Et là je me suis rendue compte que l’équipe
du film me cherchait partout…».
En mars 2003, Samira est invitée à participer au deuxième festival «
Femmes d’Algérie », dont elle sera la découverte-phare. Depuis
Samira travaille sur son premier album, peaufinant un style
personnel profondément métissé, tout en prêtant son talent à
d’autres aventures comme la compagnie équestre Salam Toto, dans un
spectacle où Samira Brahmia assure les parties musicales en direct,
tandis que les chevaux dansent, envoûtés par cette voix pure et
profonde.
|